Cours de navigation astronomique par François MEYRIER

Le succès rencontré l'an dernier par ce cours nous conduit à le renouveler
cette année un week-end dans les locaux du Club.
Son animateur François Meyrier de l'APNA (*) communiquera de nouveau son enthousiasme aux participants alternant les séquences théoriques indispensables présentées de façon claire et vivante avec la découverte des instruments tels les différents sextants ou la fameuse calculette avec sa "touche magique" !

Même si le GPS rend moins indispensable la pratique du sextant, ce cours permet de redécouvrir le ciel, ses étoiles et ses constellations rendant encore plus attrayantes les navigations de nuit à venir et de mieux comprendre les mouvements et relations du soleil avec notre Terre.

Une participation de 50 euros sera demandée.
Le support de cours et la calculette seront fournis.

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(*) Association pour la Promotion à la Navigation Astronomique

AR 00 formation sextant

 

 Toujours des adhérents assidus lors du dernier cours d'astronomie

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La dernière session de formation à la navigation astronomique au GIC,
animée par un maitre en la matière, François MEYRIER. connaissait un réel succès. Ils étaient 8 Gicquois à ce week-end pour naviguer
bien au chaud dans le local du Club à Levallois.

Ambiance conviviale et studieuse que François Meyrier anima
avec toujours autant de fougue et de passion.
Droite de hauteur, Méridienne, Point sur Rigel, Jupiter...
puis touche magique sur la calculette ...
Découverte pour certains redécouverte pour d'autres,
au revoir GPS, AIS, Radar, Maxsea, la navigation astro c'est fantastique.

 

Au fait vous vous souvenez du Tour du Monde avec Yvan BOURGNON et Vincent BEAUVARLET sans GPS sur un catamaran. Ils étaient venus suivre le cours d'astronomie au GIC pour partir le 5 octobre 2013 en catamaran de sport et arriver à Oustreham le 24 juin 2015. Un exploit !
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Quelques instruments présentés par François MEYRIER


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Octant de Caleb Smith (pas terminé)
C'est un des premiers instrument de reflexion
utilisant un jeux de miroirs, créé en 1732 aprés l'octant de Hadley.
Dérivé du quadrant, l'octant est un instrument de navigation, anciennement utilisé, prédécesseur du sextant, permettant de mesurer la hauteur d'un astre au-dessus de l'horizon.
Son ouverture angulaire est de 45° (permettant donc de mesurer une hauteur jusqu'à 90°), alors que celle du sextant est de 60°; d'où les noms de ces instruments.
Le nom octant est un dérivé du Latin (octans) qui signifie huit parts du cercle, car l'arc de l'instrument est de 1/8 du cercle.





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Baton de Jacob
Certainement le plus ancien des instruments de calcul de hauteur,
il existait déjà chez les Grec ancien, pour l'astronomie ou l'arpentage on a commencer a s'en servir en mer au moyen age.
Le baton est gradué sur 4 cotés avec une table de tangentes. Il y a un transom pour chaque coté qui servait pour une hauteur définie.
Le bâton de Jacob, également appelé arbalestrille ou arbalète, est un ancien instrument utilisé pour la mesure des angles en astronomie, puis pour la navigation : distance angulaire entre deux corps célestes, ou angle entre l’horizon et un astre. Les arpenteurs en ont également tiré partie un temps pour des mesures d'angles mais aussi de distances.
Le bâton de Jacob est inventé au XIVe siècle par Levi ben Gerson, qui le décrit dans son livre d'astronomie écrit en hébreu mais traduit de son vivant en latin, et l'utilise pour ses observations.
Il est adopté par les navigateurs à partir du début du XVIe siècle.
En astronomie, même s'il est critiqué un temps par Tycho Brahe, son usage perdure jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Instrument simple à fabriquer et d'une précision acceptable pour la mesure des latitudes, il n'est délaissé par les navigateurs qu'à la fin du XVIIIe siècle, l'octant et le sextant ayant fini par le faire disparaître définitivement.

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Quartier de Davis
Forme la plus rependue des instrument de calcul de hauteurs par les ombres,
on s'en sert en tournant le dos au soleil.
Cet instrument sert à mesurer la hauteur du Soleil au-dessus de l'horizon.
La mesure faite au moment de la culmination du Soleil permet de déterminer la latitude.
Il a été conçu par le marin et explorateur anglais John Davis vers 1590.

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Le demie-crosse
Il s'agit d'un instrument Hollandais, probablement inspiré par les travaux de John Davis.
Le demie crosse bien que souvent décrit , ne semble avoir été utilisé que par les Hollandais.
Bien que des testes (Nicolas De Hilster) aient montré sa meilleur précision que le quartier de Davis, son usage ne c'est pas rependu, selon Nicolas probablement à cause de ses dimmenssions donnant prise au vent et augmentant le risque de vrillage.
(Jean-Michel Kalouguine pour les avoir construit tout les deux, pense également que le demie crosse est plus compliqué a réaliser).



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Nocturlabe
Il servait a trouver l'heure la nuit en fonction d'étoiles de la grande ou la petite ourse.
A l'arriere il y avait un des cercles gradués pour trouver de déclinaison de la polaire à ajouter ou soustraire de la latitude au moment de sa prise.
Un nocturlabe est un instrument utilisé pour déterminer l'écoulement du temps en fonction de la position d'une étoile dans le ciel nocturne. Parfois appelé nocturnum Horologium, cet instrument a un fonctionnement proche du cadran solaire.
L'usage typique est la navigation pour le pilotage et le calcul des marées.
Certains nocturlabes incorporent des graphiques de marée pour les ports importants. Bien que la course nocturne des étoiles soit connue depuis l'antiquité on ne trouve pas avant le haut Moyen Âge la mention d'un instrument spécial pour l'observer. Un manuscrit du XIIe siècle présente la première image connue d'une telle observation[1]. Ramon Lull au XIIIe siècle décrit l’utilisation de ce qu'il nomme sphæra horarum noctis ou astrolabium nocturnum. Une des premières mentions sous le nom de nocturlabe est faite par Martín Cortés de Albacar (es) dans son livre arte de navegar publié en 1551.


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Astrolabe de Al Tusi
Il sagit d'une forme linéaire d'un astrolabe . Ce n'est pas un instrument de navigation nautique il avait les mêmes fonction qu'un astrolabe planisphérique.
On ne peut pas évoquer les instruments de navigations sans évoquer l’astrolabe. Il est à l’origine de pratiquement tous les instruments dont nous parlons sur ce site.
Nous n’en parleront pas sous sa forme originale, mais pour ceux que ce sujet primordiale et passionnant intéresse ils pourront trouver sur d’autre sites les informations les plus précises et les plus complètes possibles.
De plus ce n’est pas à proprement parlé un instrument de navigation et l’astrolabe nautique n’utilise qu’une de ces fonctions : celle de mesurer la hauteur des astres.


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Renard
Il s'agit du premier ordinateur de bord si l'on peut dire, il était utilisé pour tracer l'estime.Dès le début du quart et chaque demie heure (il y a 8 fiches) l'homme de quart plantait une fiche sur la partie ronde et a partir du centre dans la direction ou il naviguait. pour la même période de temps, sur la partie du bas il plantait une fiche (de gauche à droite, chaque trou un nœud) indiquant sa vitesse. A la fin du quart on utilisait un autre renard vierge et on continuait ainsi. Cela permettait de faire sa route et de se situer a l'estime puisque l'on savait : La vitesse, le temps passé, les directions et les caps que l'on avait suivies. On pouvait ensuite reporter les infos sur le livre de bord et recaler l’estime avec un relevé de latitude. On c'est servi de cet outil, du haut moyen-age jusqu'au 19° sièclle voire plus tard pour les moins riche !!
pour la vitesse... sur l'exemple présenté, nous en sommes à la première heure de quart, le cap est ouest, la vitesse: première demie heure,3 noeuds, deuxième demie heure, 4 noeuds.

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Quadrant d'ortonce - Finé
C'est le même principe que le quadrant de gunter ou que le quadrant arabe.
A l'aide du fil a plomb il servait entre autre a mesurer la hauteur d’un corps céleste par rapport à l’horizon.
Cet instrument remonte aux Grecs il servait a l'origine à l'astronomie.

Toutes ces photos et explications nous les devons à Jean Michel Kalouguine, fabricant d'instrument d'astronomie.
Voila une explication trés succinte de ces instruments. Faites des recherches sur le net ou chacun d'eux est abondament documenté.Il existe beaucoup d'autres instruments mais ceux-ci sont les principaux (pas représenté ici : Astrolabe marine, Kamal, compas stellaire)
Les instruments de Jean Michel Kalouguine sont fabriqués en bois précieux (ébène bois fruitiers) laiton et miroires ( à l'époque on utilisait du laiton polis ou parfois des prismes pour pallier à la mauvaise qualité des miroires)
Jean Michel Kalouguine donne aussi des conférences sur l'histoire de la navigation et de ses instruments.

Jean Michel Kalouguine
, fabricant d'instrument d'astronomie - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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